Entre Kurtag et Bach, il y a Schumann.
Dans la Neue Zeitschrift für Musik du 19 janvier 1838, Schumann écrivait, a propos d’une nouvelle édition du Clavier bien tempéré doigtée et pourvue d’indications par Carl Czerny : « La plupart des fugues de Bach sont des pièces de caractère du genre le plus élevé, parfois de véritables constructions poétiques ; chacune requiert une expression qui lui est propre, des lumières et des ombres spécifiques… »
On pourrait en dire autant de l’Hommage à R. Sch. de Kurtag, fait de courts mouvements (il y a même un « fragment de fragment ») qui sont autant d’inoubliables évocations des personnages imaginaires peuplant l’univers de Schumann : Kreisler, Eusebius, Florestan et Maestro Raro. Quant a la collection en cours de Signes, jeux et messages (pour violon, alto, violoncelle et contrebasse solo ou dans différentes combinaisons), elle comprend notamment un bel Hommage à J. S. B.